Passe ton C2i d’abord

Hier après-midi, épreuve du C2i (niveau 1). Le C2I (certificat Informatique et Internet) se déroule en 2 temps :

  • un QCM de 50 questions qui balayent les NTIC de façon très large avec des questions du genre qu’est-ce qu’un CD-R ou encore identifier une URL valable. Quelques pièges, mais dans l’ensemble pas trop difficile
  • un cas pratique mettant en oeuvre l’utilisation de Word, Excel et Powerpoint. Principales difficultés : la gestion du temps, ne pas paniquer quand celui-ci s’égrène et une lecture attentive des attendus afin de ne pas perdre en route des éléments.

Pourquoi s’infliger cet examen ?

  • quand on fait beaucoup de formations aux étudiants qui tournent autour de la maîtrise de l’information, il me semblait important d’essayer d’être au niveau : c’est pas gagné 🙂
  • se mettre à niveau sur des logiciels qu’on croît maîtriser et dont on découvre toujours des nouvelles fonctionnalités

L’expérience est intéressante et devrait être obligatoire pour tous les personnels de l’enseignement supérieur. Résultat autour du 8 juillet.
En attendant, j’ai découvert qu’il existait un C2I de niveau 2 Spécial Métiers de l’Ingénieur, dont le volet B3 (recherche, gestion, diffusion) affiche :

1. Rechercher, évaluer et valider l’information contenue dans les bases de données scientifiques et techniques.
2. Gérer l’information, l’organiser, la diffuser afin de pouvoir la rendre exploitable dans un contexte d’entreprise.
3. Maîtriser les principes de référencement interne et externe.
4. Certifier, signer et crypter des documents, des ressources et des informations.

J’aime beaucoup le point 1, alors que j’entends souvent notamment ici que cela ne sert à rien, ce dont j’arrive parfois même à me persuader 🙂

L’ensemble du référentiel est accessible ici et couvre entre autres la déontologie, l’interopérabilité, la sécurité de l’information, l’ingénierie collaborative…

Parmi les établissements expérimentateurs, on retrouve l’INSA de Rouen, l’ENSAM, l’Université du Maine (ENSIM), l’Université de Bretagne Sud, l’ISARA de Lyon (FESIA)…
La question que je me pose est de savoir si les professionnels de l’info-doc (au sens large : BU, centre de doc…) de ces établissements interviennent dans la préparation de ce C2I et si oui de quelles façons ?
Si vous avez des éléments, n’hésitez pas à le signaler en commentaires.

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Face à la mer

J’ai été convié par le SCD d’Angers vendredi dernier à une journée professionnelle autour des visites de la BU et de la Médiathèque Michel Crépeau de la Rochelle.
Journée très sympa et je remercie tout particulièrement Nadine pour l’invitation et l’organisation, ainsi que l’ensemble du SCD. La journée a été très sympa : visite de la BM le matin, un verre sur le port le midi et la visite de la BU l’après-midi et présentation des ressources électroniques de celle-ci.
J’en retiens :

  1. on a tous les mêmes problèmes (usages & usagers, bibliothèque numérique…) et ce genre de journée permet de confronter (rapidement) les points de vue
  2. on sort de sa tannière, surtout moi 🙂 et ça fait du bien
  3. dans la perspective du nouveau centre de documentation de l’ISTIA, j’ai vu plein de petites choses en matière d’aménagement d’espace, le mobilier, d’acoustique… sur lequelles il faudra bien réfléchir en amont. (idée renforcée par la présentation de NA en conseil du SCD aujourd’hui sur la restitution des résultats de l’enquête Libqual, mais il en reparlera)

Ci-dessous, une photo prise par le directeur du SCD d’Angers

Je veux les mêmes !

Formation à l’information brevet

Dans le cadre des sessions de formation du SCD d’Angers, j’ai présenté un large panorama de l’information brevet auprès d’une douzaine de collègues de la Bibliothèque Universitaire.
J’ai trouvé très enrichissant de faire partager mon expérience un peu particulière de relais documentaire INPI du Maine-et-Loire dans le cadre d’un centre de documentation universitaire spécialisé. Cela a également permis de sensibiliser à la notion de brevet comme information scientifique et technique, à l’heure où les universités multiplient les efforts de valorisation de la recherche, de transfert de technologie… des actions qui sommes toutes relèvent également des activités info-doc.
Je dépose donc ici le support sous slideshare

pour permettre aux présents et aux absents de le récupérer. 🙂

Nouveautés Techniques de l’Ingénieur

3 nouveaux articles ce mois-ci dans les Techniques des l’Ingénieur dans le domaine de la traçabilité :

Traçabilité des produits pharmaceutiques en milieu hospitalier
par Luc ROZENBAUM
La traçabilité des produits pharmaceutiques est nécessaire dans un cadre de sécurité sanitaire, de nécessité économique, de contrainte normative et réglementaire. Moyens et exemples de mise en oeuvre de cette traçabilité dans un établissement hospitalier compléteront ce tableau.
Plus d’infos…
TR330 / WEB / 12 pages

Traçabilité des mesures chimiques dans le contexte de la directive cadre sur l’eau
par Philippe QUEVAUVILLER
Le Pôle traçabilité, installé à Valence dans le département de la Drôme, intervient sur le plan national français et coopère avec d’autres entités au niveau européen.
Plus d’infos…
TR450 / vol. TR1 / 22 pages

Aspects juridiques de la traçabilité
par Katia LENTZ
Aujourd’hui, la « traçabilité » est devenue la clef de voûte de la réglementation sur la sécurité alimentaire : elle constitue au premier chef un outil d’exigence entre professionnels, soucieux de « ménager » ou d’aménager leur responsabilité professionnelle, et représente aussi pour les professionnels, mais également pour les pouvoirs publics, un outil de communication à l’égard du consommateur.
Plus d’infos…

TR700 / vol. TR1 / 8 pages

RAPPEL : Les articles des techniques de l’ingénieur sont téléchargeables au format PDF.

Toute première fois

Non, il ne s’agit pas d’un blog à la gloire de Jeanne Mas, mais d’une première fois à double titre :

– premier post sur ce blog : qui, quoi où comment : je reviendrais une autre fois sur toutes ces questions
– première fois surtout à IExpo jeudi et donc bilan de la visite autour de 4 thématiques

  • l’e-reputation :
    1. une conférence le matin très intéressante qui met en avant le potentiel du web 2.0 dans la problématique de la réputation : comment la surveiller et comment la maîtriser, l’anticiper… bref tout le travail d’un veilleur avec une question qui me taraude depuis quelque-temps : comment une école, une université peut-elle maîtriser son image sur internet et ainsi anticiper les risques. Une université française s’est-elle déjà pencher sur cette problématique ?
    2. Vu le stand avec présentation de Neotia d’une solution cartographique de l’e-reputation : jeune, intéressant et potentiellement prometteur. Dans le même genre Spotter
  • l’information brevet :
  1. présentation des nouveaux services de l’EPO : les améliorations du service Espacenet (Famille de brevets et statut juridique qui peu à peu deviennent se standardisent au niveau de la description bibliographique) et la découverte d’Espace EP qui permet d’attaquer par le logiciel MIMOSA les demandes européennes des 4 dernières semaines (intéressant pour les extractions et l’analyse). Un bémol : toujours pas de flux RSS à l’horizon sur Espacenet
  2. focus sur Questel et l’information brevet asiatique : les efforts de Questel pour régler le problème des brevets chinois, coréens et japonais sont à souligner. Rien de spécial à noter si ce n’est que l’on a vu la démonstration d’une ontologie multilingue collaborative pour QPAT et FPAT. Côté traduction : toujours le même problème : une invasion de brevets asiatiques pour laquelle les occidentaux sont mals préparés. Côté D&M, le service Design Finder, qui mériterait d’être approfondi. Questel reste la rolls de la recherche brevet : arrêtons de rêver, on aura jamais les moyens de l’avoir dans une université en libre accès. Snif !
  3. Vu le stand Rapid 3.0 : jeune (trop ?) solution suisse de veille brevet externalisée
  • Scopus vs Web of science :
  1. Présentation détaillée des fonctionnalités de Scopus, où je découvre la partie Journal Analyser, qui permet l’évaluation et la comparaison entre les sources des citations, qui identifie également l’usage de ces citations et permet l’analyse des facteurs d’impact (facteur h). Me donne l’idée de faire le test sur un laboratoire de l’ISTIA. On va bien rigoler 🙂
    Blague à part : on n’approfondit pas assez les outils à notre disposition
  2. Stand Web of Science : présentation de l’outil. Identique à Scopus dans les fonctionnalités. 2 différences principales : moins de sources (qualité de l’impact factor mis en avant), la possibilité d’ajouter des modules (Derwent pour les brevets avec de nombreuses fonctionnalités de recherche par rapport à Scopus ; INSPEC ; Current Contents si-si… ) , une licence de 1000 utilisateurs (?) pour endnote, et le service ResearchID qui se veut le Myspace des Chercheurs (à creuser)

Au final, pas de grande différence. Il faudrait voir les coûts. 1 bémol sur Web of Science après discussion avec un collègue documentaliste du privé : Thomson contrôle énormément en amont le sourcing, et fait un peu la pluie et le beau temps sur l’Impact Factor.

  • E-book :
    1. Vu le stand Proquest : l’interface (ergonomie, navigation) a été amélioré par rapport au test que j’avais effectué il y a 18 mois. Toujours le même défaut : rien en français, ce qui rend l’outil rédhibitoire pour nos étudiants. Un espoir peut-être : feu O’Reilly France pourrait y trouver sa place.
    2. Conférence E-book : Nouveaux usages et nouveaux modèles économiques : ç’est indéniablement l’année de l’e-book et plus sûrement de l’e-reader (bien joué Daniel). Brillante présentation de Lorenzo Soccavo dont je retiens un sujet de recherches d’information technologique pour nos étudiants et une formule à méditer : comme il y a eu la disparition du dernier poilu, le dernier non-digital natives disparaîtra également.
      Autre présentation intéressante de Virginie Clayssen d’Editis, qui dit une chose très juste : arrêtons de parler de la chaîne linéaire du livre et passons à un modèle de l’édition calquée sur celui des réseaux sociaux.
      Conclusion : je veux un Kindle à Noël

En vrac : KbCrawl planche sur les flux RSS pour la remontée de la veille (enfin), trop de monde sur le stand Digimind, une plaquette sur un outil de mesure de flux RSS… et surtout le stand INIST-CNRS et le service BiblioCNRS 2.0 en bêta-test : un exemple de service pour les SCD à l’échelle des universités ?

Bilan : ravi de cette première visite : on croise des gens qu’on connaît, on a des nouvelles d’autres, on récupère plein de crayons (je les perds tout le temps) et on a plein de cadeaux dont celui-ci dessous vraiment excellent offert par Scopus. M’étonnerait pas que je le porte un jour dans une réunion 🙂