Quatre cents brevets déposés chaque année dans la région Pays de la Loire

Vu dans Ouest-France du 18 novembre 2008, un panorama du portefeuille brevet de la région de la Pays de la Loire (ci-dessous le résumé de la revue de presse de la CCI Maine & Loire) :

« La région des Pays de la Loire a comptabilisé 403 dépôts de brevets en 2007, se plaçant 5e région de France. 162 brevets ont été déposés en Loire-Atlantique (Atmel est le 1er déposant), 84 en Maine-et-Loire (Dorel France), 66 en Sarthe (Serac), 59 en Vendée (Atlantic industrie), 32 en Mayenne (Dirickx). Délivrés par l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), ces brevets concernent principalement le bâtiment, et les travaux publics, les biens de consommation et les transports. Le dépôt d’un brevet coûte environ 4 000 euros. L’entreprise Dirickx, spécialiste des clôtures, portails, contrôle d’accès et sûreté, investit 80 000 euros dans les brevets chaque année, gage de savoir valorisé et protégé. L’innovation est pour l’entreprise une priorité stratégique. En ces temps de crise, « il faut être dans le coup, le jour où l’économie repart ». »

L’occasion de rappeler que le centre de documentation de l’ISTIA est également relais documentaire INPI et qu’il apporte son soutien aux porteurs de projets, créateur d’entreprise, ainsi qu’au 8ème Appel à Idées Innovantes, organisé par Angers Technopole.

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The Wall

Le centre de documentation de l’ISTIA accueille depuis quelques années un relais documentaire INPI, à destination des porteurs de projets, créateurs d’entreprise… qui souhaitent notamment déposés des brevets.
Afin de valoriser ce relais INPI, j’ai décidé de réaliser une lettre de veille brevet mensuelle à destination du pôle de compétitivité Végépolys.
On en verra le premier numéro la semaine prochaine.
A l’occasion du colloque CONFERE 2008, organisé par l’ISTIA Innovation, qui s’est déroulé du 3 au 4 juillet à l’ENSAM d’Angers, il a été conçu un poster décrivant la méthode utilisée pour réaliser cette veille brevet.

Ce poster a été réalisé par Simon Abraham, étudiant en Master 1 Innovation Technologique de l’ISTIA, qui a brillamment travaillé ces 3 derniers mois à la méthodologie et à la réalisation de cette veille technologique thématique. Je profite donc de ce post pour le remercier pour son implication, son sérieux et la qualité de son travail.

Poster Végépatent

Formation à l’information brevet

Dans le cadre des sessions de formation du SCD d’Angers, j’ai présenté un large panorama de l’information brevet auprès d’une douzaine de collègues de la Bibliothèque Universitaire.
J’ai trouvé très enrichissant de faire partager mon expérience un peu particulière de relais documentaire INPI du Maine-et-Loire dans le cadre d’un centre de documentation universitaire spécialisé. Cela a également permis de sensibiliser à la notion de brevet comme information scientifique et technique, à l’heure où les universités multiplient les efforts de valorisation de la recherche, de transfert de technologie… des actions qui sommes toutes relèvent également des activités info-doc.
Je dépose donc ici le support sous slideshare

pour permettre aux présents et aux absents de le récupérer. 🙂

Toute première fois

Non, il ne s’agit pas d’un blog à la gloire de Jeanne Mas, mais d’une première fois à double titre :

– premier post sur ce blog : qui, quoi où comment : je reviendrais une autre fois sur toutes ces questions
– première fois surtout à IExpo jeudi et donc bilan de la visite autour de 4 thématiques

  • l’e-reputation :
    1. une conférence le matin très intéressante qui met en avant le potentiel du web 2.0 dans la problématique de la réputation : comment la surveiller et comment la maîtriser, l’anticiper… bref tout le travail d’un veilleur avec une question qui me taraude depuis quelque-temps : comment une école, une université peut-elle maîtriser son image sur internet et ainsi anticiper les risques. Une université française s’est-elle déjà pencher sur cette problématique ?
    2. Vu le stand avec présentation de Neotia d’une solution cartographique de l’e-reputation : jeune, intéressant et potentiellement prometteur. Dans le même genre Spotter
  • l’information brevet :
  1. présentation des nouveaux services de l’EPO : les améliorations du service Espacenet (Famille de brevets et statut juridique qui peu à peu deviennent se standardisent au niveau de la description bibliographique) et la découverte d’Espace EP qui permet d’attaquer par le logiciel MIMOSA les demandes européennes des 4 dernières semaines (intéressant pour les extractions et l’analyse). Un bémol : toujours pas de flux RSS à l’horizon sur Espacenet
  2. focus sur Questel et l’information brevet asiatique : les efforts de Questel pour régler le problème des brevets chinois, coréens et japonais sont à souligner. Rien de spécial à noter si ce n’est que l’on a vu la démonstration d’une ontologie multilingue collaborative pour QPAT et FPAT. Côté traduction : toujours le même problème : une invasion de brevets asiatiques pour laquelle les occidentaux sont mals préparés. Côté D&M, le service Design Finder, qui mériterait d’être approfondi. Questel reste la rolls de la recherche brevet : arrêtons de rêver, on aura jamais les moyens de l’avoir dans une université en libre accès. Snif !
  3. Vu le stand Rapid 3.0 : jeune (trop ?) solution suisse de veille brevet externalisée
  • Scopus vs Web of science :
  1. Présentation détaillée des fonctionnalités de Scopus, où je découvre la partie Journal Analyser, qui permet l’évaluation et la comparaison entre les sources des citations, qui identifie également l’usage de ces citations et permet l’analyse des facteurs d’impact (facteur h). Me donne l’idée de faire le test sur un laboratoire de l’ISTIA. On va bien rigoler 🙂
    Blague à part : on n’approfondit pas assez les outils à notre disposition
  2. Stand Web of Science : présentation de l’outil. Identique à Scopus dans les fonctionnalités. 2 différences principales : moins de sources (qualité de l’impact factor mis en avant), la possibilité d’ajouter des modules (Derwent pour les brevets avec de nombreuses fonctionnalités de recherche par rapport à Scopus ; INSPEC ; Current Contents si-si… ) , une licence de 1000 utilisateurs (?) pour endnote, et le service ResearchID qui se veut le Myspace des Chercheurs (à creuser)

Au final, pas de grande différence. Il faudrait voir les coûts. 1 bémol sur Web of Science après discussion avec un collègue documentaliste du privé : Thomson contrôle énormément en amont le sourcing, et fait un peu la pluie et le beau temps sur l’Impact Factor.

  • E-book :
    1. Vu le stand Proquest : l’interface (ergonomie, navigation) a été amélioré par rapport au test que j’avais effectué il y a 18 mois. Toujours le même défaut : rien en français, ce qui rend l’outil rédhibitoire pour nos étudiants. Un espoir peut-être : feu O’Reilly France pourrait y trouver sa place.
    2. Conférence E-book : Nouveaux usages et nouveaux modèles économiques : ç’est indéniablement l’année de l’e-book et plus sûrement de l’e-reader (bien joué Daniel). Brillante présentation de Lorenzo Soccavo dont je retiens un sujet de recherches d’information technologique pour nos étudiants et une formule à méditer : comme il y a eu la disparition du dernier poilu, le dernier non-digital natives disparaîtra également.
      Autre présentation intéressante de Virginie Clayssen d’Editis, qui dit une chose très juste : arrêtons de parler de la chaîne linéaire du livre et passons à un modèle de l’édition calquée sur celui des réseaux sociaux.
      Conclusion : je veux un Kindle à Noël

En vrac : KbCrawl planche sur les flux RSS pour la remontée de la veille (enfin), trop de monde sur le stand Digimind, une plaquette sur un outil de mesure de flux RSS… et surtout le stand INIST-CNRS et le service BiblioCNRS 2.0 en bêta-test : un exemple de service pour les SCD à l’échelle des universités ?

Bilan : ravi de cette première visite : on croise des gens qu’on connaît, on a des nouvelles d’autres, on récupère plein de crayons (je les perds tout le temps) et on a plein de cadeaux dont celui-ci dessous vraiment excellent offert par Scopus. M’étonnerait pas que je le porte un jour dans une réunion 🙂