Un intervenant à l’ISTIA dans Archimag

La revue Archimag publie dans son numéro de septembre (n°217), une interview de Pascal Frion, qui fait part de son expérience dans le domaine de la mise en place d’un réseau de veille :

« La prise en charge d’un réseau de veille tient au respect de nombreux aspects organisationnels, sociaux et humains. Mode d’emploi détaillé à partir des six points clé. »

Lire l’article sur le site d’Archimag

Pascal Frion est expert en intelligence économique & veille et animateur du réseau Acrie, premier réseau européen d’intelligence économique. Il intervient à l’ISTIA au sein de la filière Innovation et plus particulièrement au niveau du Master 2 Information stratégique. Il est l’auteur de 2 ouvrages, disponibles au centre de documentation :
Accompagnement à la recherche d’information économique :l’intelligence économique expliquée pour une PME-PMI
Accompagnement au traitement de l’information essentielle. 2, la veille et la gestion de l’information pour une PME-PMI

Créer, trouver et exploiter les blogs

Créer, trouver et exploiter les blogs

A lire également dans ce numéro, le portrait d’Olivier Ertzdcheid, maître de conférence en Sciences de l’Information de l’Université de Nantes, et auteur de l’incontournable et excellentissime blog Affordance, dont le dernier ouvrage : Créer, trouver et exploiter des blogs est également disponible au centre de documentation.

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Passe ton C2i d’abord

Hier après-midi, épreuve du C2i (niveau 1). Le C2I (certificat Informatique et Internet) se déroule en 2 temps :

  • un QCM de 50 questions qui balayent les NTIC de façon très large avec des questions du genre qu’est-ce qu’un CD-R ou encore identifier une URL valable. Quelques pièges, mais dans l’ensemble pas trop difficile
  • un cas pratique mettant en oeuvre l’utilisation de Word, Excel et Powerpoint. Principales difficultés : la gestion du temps, ne pas paniquer quand celui-ci s’égrène et une lecture attentive des attendus afin de ne pas perdre en route des éléments.

Pourquoi s’infliger cet examen ?

  • quand on fait beaucoup de formations aux étudiants qui tournent autour de la maîtrise de l’information, il me semblait important d’essayer d’être au niveau : c’est pas gagné 🙂
  • se mettre à niveau sur des logiciels qu’on croît maîtriser et dont on découvre toujours des nouvelles fonctionnalités

L’expérience est intéressante et devrait être obligatoire pour tous les personnels de l’enseignement supérieur. Résultat autour du 8 juillet.
En attendant, j’ai découvert qu’il existait un C2I de niveau 2 Spécial Métiers de l’Ingénieur, dont le volet B3 (recherche, gestion, diffusion) affiche :

1. Rechercher, évaluer et valider l’information contenue dans les bases de données scientifiques et techniques.
2. Gérer l’information, l’organiser, la diffuser afin de pouvoir la rendre exploitable dans un contexte d’entreprise.
3. Maîtriser les principes de référencement interne et externe.
4. Certifier, signer et crypter des documents, des ressources et des informations.

J’aime beaucoup le point 1, alors que j’entends souvent notamment ici que cela ne sert à rien, ce dont j’arrive parfois même à me persuader 🙂

L’ensemble du référentiel est accessible ici et couvre entre autres la déontologie, l’interopérabilité, la sécurité de l’information, l’ingénierie collaborative…

Parmi les établissements expérimentateurs, on retrouve l’INSA de Rouen, l’ENSAM, l’Université du Maine (ENSIM), l’Université de Bretagne Sud, l’ISARA de Lyon (FESIA)…
La question que je me pose est de savoir si les professionnels de l’info-doc (au sens large : BU, centre de doc…) de ces établissements interviennent dans la préparation de ce C2I et si oui de quelles façons ?
Si vous avez des éléments, n’hésitez pas à le signaler en commentaires.

Toute première fois

Non, il ne s’agit pas d’un blog à la gloire de Jeanne Mas, mais d’une première fois à double titre :

– premier post sur ce blog : qui, quoi où comment : je reviendrais une autre fois sur toutes ces questions
– première fois surtout à IExpo jeudi et donc bilan de la visite autour de 4 thématiques

  • l’e-reputation :
    1. une conférence le matin très intéressante qui met en avant le potentiel du web 2.0 dans la problématique de la réputation : comment la surveiller et comment la maîtriser, l’anticiper… bref tout le travail d’un veilleur avec une question qui me taraude depuis quelque-temps : comment une école, une université peut-elle maîtriser son image sur internet et ainsi anticiper les risques. Une université française s’est-elle déjà pencher sur cette problématique ?
    2. Vu le stand avec présentation de Neotia d’une solution cartographique de l’e-reputation : jeune, intéressant et potentiellement prometteur. Dans le même genre Spotter
  • l’information brevet :
  1. présentation des nouveaux services de l’EPO : les améliorations du service Espacenet (Famille de brevets et statut juridique qui peu à peu deviennent se standardisent au niveau de la description bibliographique) et la découverte d’Espace EP qui permet d’attaquer par le logiciel MIMOSA les demandes européennes des 4 dernières semaines (intéressant pour les extractions et l’analyse). Un bémol : toujours pas de flux RSS à l’horizon sur Espacenet
  2. focus sur Questel et l’information brevet asiatique : les efforts de Questel pour régler le problème des brevets chinois, coréens et japonais sont à souligner. Rien de spécial à noter si ce n’est que l’on a vu la démonstration d’une ontologie multilingue collaborative pour QPAT et FPAT. Côté traduction : toujours le même problème : une invasion de brevets asiatiques pour laquelle les occidentaux sont mals préparés. Côté D&M, le service Design Finder, qui mériterait d’être approfondi. Questel reste la rolls de la recherche brevet : arrêtons de rêver, on aura jamais les moyens de l’avoir dans une université en libre accès. Snif !
  3. Vu le stand Rapid 3.0 : jeune (trop ?) solution suisse de veille brevet externalisée
  • Scopus vs Web of science :
  1. Présentation détaillée des fonctionnalités de Scopus, où je découvre la partie Journal Analyser, qui permet l’évaluation et la comparaison entre les sources des citations, qui identifie également l’usage de ces citations et permet l’analyse des facteurs d’impact (facteur h). Me donne l’idée de faire le test sur un laboratoire de l’ISTIA. On va bien rigoler 🙂
    Blague à part : on n’approfondit pas assez les outils à notre disposition
  2. Stand Web of Science : présentation de l’outil. Identique à Scopus dans les fonctionnalités. 2 différences principales : moins de sources (qualité de l’impact factor mis en avant), la possibilité d’ajouter des modules (Derwent pour les brevets avec de nombreuses fonctionnalités de recherche par rapport à Scopus ; INSPEC ; Current Contents si-si… ) , une licence de 1000 utilisateurs (?) pour endnote, et le service ResearchID qui se veut le Myspace des Chercheurs (à creuser)

Au final, pas de grande différence. Il faudrait voir les coûts. 1 bémol sur Web of Science après discussion avec un collègue documentaliste du privé : Thomson contrôle énormément en amont le sourcing, et fait un peu la pluie et le beau temps sur l’Impact Factor.

  • E-book :
    1. Vu le stand Proquest : l’interface (ergonomie, navigation) a été amélioré par rapport au test que j’avais effectué il y a 18 mois. Toujours le même défaut : rien en français, ce qui rend l’outil rédhibitoire pour nos étudiants. Un espoir peut-être : feu O’Reilly France pourrait y trouver sa place.
    2. Conférence E-book : Nouveaux usages et nouveaux modèles économiques : ç’est indéniablement l’année de l’e-book et plus sûrement de l’e-reader (bien joué Daniel). Brillante présentation de Lorenzo Soccavo dont je retiens un sujet de recherches d’information technologique pour nos étudiants et une formule à méditer : comme il y a eu la disparition du dernier poilu, le dernier non-digital natives disparaîtra également.
      Autre présentation intéressante de Virginie Clayssen d’Editis, qui dit une chose très juste : arrêtons de parler de la chaîne linéaire du livre et passons à un modèle de l’édition calquée sur celui des réseaux sociaux.
      Conclusion : je veux un Kindle à Noël

En vrac : KbCrawl planche sur les flux RSS pour la remontée de la veille (enfin), trop de monde sur le stand Digimind, une plaquette sur un outil de mesure de flux RSS… et surtout le stand INIST-CNRS et le service BiblioCNRS 2.0 en bêta-test : un exemple de service pour les SCD à l’échelle des universités ?

Bilan : ravi de cette première visite : on croise des gens qu’on connaît, on a des nouvelles d’autres, on récupère plein de crayons (je les perds tout le temps) et on a plein de cadeaux dont celui-ci dessous vraiment excellent offert par Scopus. M’étonnerait pas que je le porte un jour dans une réunion 🙂